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Les humoristes patoisants Bertrand Cocq et Jean-Marc Delattre se décryptent 

par Angèle Bayeulbethune@lavoixdunord.fr

bertrand et gérard

 

Les humoristes ont tourné des vidéos tous les jours du confinement.

PHOTO LUDOVIC MAILLARD

Cela fait trente ans qu’ils tournent ensemble et le confinement ne les a pas séparés. Bertrand Cocq et Jean-Marc Delattre ont tourné à distance des vidéos - vues des milliers de fois - de décryptage de l’actualité... En patois, bien-sûr, et avec humour et tendresse. 

Calonne-Ricouart.

« Sur Facebook, vous ne savez plus qui croire. Info, intox, in va vou desint’hoaxer ! » C’est ainsi que commencent toutes les vidéos de Bertrand Cocq, alias Léon, et Jean-Marc Delattre, alias Gérard. Chaque jour, pendant deux mois, ils ont offert à leurs spectateurs une analyse sur l’actualité confinée : les porteurs asymptomatiques, les distances à vol d’oiseau, les masques...

Des gens nous regardent et nous commentent de partout, des expatriés à qui  le Nord manque... 

Leurs personnages sont connus. Trente ans qu’ils existent et se produisent sur les scènes du Nord et du Pas-de-Calais. Leur signature, c’est le patois, une langue qui leur est chère et chaleureuse. « C’est une langue de chez nous, qu’on parle entre nous, avec ceux qu’on aime », indique Bertrand Cocq. « Elle va malheureusement se perdre parce qu’elle n’a aucune trace écrite, et qu’elle est de moins en moins parlée... Mais on essaye de continuer à la faire vivre, sans être vulgaire et sans gauloiserie ! »

Pour palier les annulations de leur spectacle Tout seul à deux, « et parce qu’on aime ça », Bertrand Cocq et Jean-Marc Delattre ont filmé des pastilles de trois à quatre minutes... Tous les jours. « À la base nous avons été contactés par la mairie de Grenay qui voulait faire une télé solidaire pendant le confinement. On a répondu positivement, et on a commencé à se filmer chacun de notre coin avant de se rendre compte qu’on pouvait facilement monter nos vidéos nous-mêmes ! » Par la magie des smartphones, le duo a vite repris possession de ses personnages : Léon, le « râleur un peu de mauvaise foi » et Gérard, « un peu benêt mais qui finit toujours par avoir raison ». « Le montage nous permet de nous reprendre si besoin, d’éviter les bafouillages », même si ce n’est « pas toujours facile quand on n’est pas face à un public », précise Jean-Marc Delattre. « Mais nous nous connaissons tellement bien que nous n’éprouvons pas de difficulté particulière à nous donner la réplique, c’est très naturel ! »

Les pastilles ont rencontré un succès non négligeable. Sur chaque vidéo sur le profil Facebook de Bertrand Cocq, des milliers de vues sont enregistrées, ainsi que sur Youtube et le site www.videochti.fr. « Nous sommes ravis mais aussi étonnés de voir cet engouement ! Des gens nous regardent et nous commentent de partout, des expatriés à qui le Nord manque, des personnes âgées, moins âgées... » Pourquoi, selon eux ? « Le confinement a fait beaucoup, la situation a fait que les gens passaient plus de temps sur internet mais ils avaient aussi envie de retrouver quelque chose de rassurant. Puis, la plupart nous connaissent déjà, nous ne partons pas de zéro ! »

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